Gouvernement du Canada Government of Canada
 English Contactez-nous  Recherche  Site du Canada
Canada 2004
Agrandir/réduire la résolution de l'écran


Canada France 1604-2004
Canada un espace pour l'imagination

Céramiques françaises et échanges canadiens, XVIe-XVIIIe siècles

Ce projet de symposium et de publication scientifique mettra en réseau des archéologues français et canadiens, renouvellera des connaissances sur le thème des céramiques françaises retrouvées au Canada et diffusera ces connaissances dans la communauté scientifique. Cadre scientifique: Depuis 15 ans, les connaissances archéologiques en céramiques françaises modernes (XVIe - XVIIIe siècles) se sont révélées de manière très différente en France et au Canada; Du côté français, les fouilles des lieux de production (fours, carrières) s, appuyées entre autres par des recherches en archive, a permis de caractériser le spoteries de plusieurs centres selon leur forme, leur technique de fabrication et leur évolution chronologique. Mais l’archéologie “post-médiévale” étant encore émergente par rapport à celle des périodes plus en amont, la diffusion des connaissances demeure parfois incomplète. Au Canada, les études de terrain et d’inventaire se sont concentrées sur l’élaboration de typologies des objets retoruvés et sur la datation des contextes de découverte. On observe parfois que la distribution des types de céramique obéit à des variations chronologiques et/ou géographiques, par exemple entre Terre-Neuve, Louisbourg, Québec ou Montréal. Toutefois, si une appartenances “française” a été généralement admise, la provenance de plusieurs types manquait de précision régionale. Aujourd’hui, et il s’agit là d’une avancée importante, les chercheurs français sont en train d’enrayer cette imprécision. L’étude des grès (Normandie, Berri, Garros) et des terres cuites communes (Beauvaisis, Saintonge...) Montre la prédominance de certains centres dont la poterie est bien représentée au Canada. Egalement, les fouilles d’épave en Atlantique (Red Bay, Restigouche, Saint-Malo), en débusquant les céramiques dans leur contexte de transport, offrent un accès privilégié aux réseaux de distribution maritime. Les implications de ces recherches sont multiples car la céramique, en tant que “marqueut” archéologique très visible, constitue un indice d’échanges plus larges entre les lieux d’origine et ceux de découverte. Fonctionnement: L’archéologie en France et au Canada étant souvent fondée sur des structures provinciales ou régionales, les contacts internationaux tardent à se développer. Dans ce projet, des spécialistes canadiens seront invités à évaluer leurs collections à la lumière des recherches récentes françaises et les spécialistes français, à mettre l’émergence des centres potiers à l’époque moderne en lien avec le marché canadien. Sept types régionaux de céramique seront traités selon les deux approches, plaçant 7 chercheurs français et 7 chercheurs canadiens dans un contexte de recherche complémentaire. Les 14 chercheurs se réuniront ensuite à Montréal, avec d’autres archéologues intéressés et diffuseront les résultats de leurs travaux. Le projet possède quatre phases: 1- A l’automne 2003, des analyses chimiques seront effectuées afin de vérifier la provenance de certains types de céramique retrouvés au Canada encore problématiques. 2- En mars 2004, les participants se réuniront au Musée Pointe-à-Callière pour un symposium de deux jours, durant lequel les résultats de recherche seront présentés et les collections archéologiques examinées par l’ensemble des spécialistes. 3- Le symposium coïncidera avec le colloque de l’American Archeological Society qui réunira environ 3000 archéologues à Montréal du 23 au 26 mars 2004. Les 14 chercheurs présenteront leurs travaux en anglais lors d’une séance spéciale de ce colloque: “French ceramics and Atlantic networks, 1500-1800". 4- En vue de la publication des actes du symposium, la révision et autres travaux de pré-édition auront lieu avant le 31 mai 2004. Ce projet bâtira donc des liens durables entre spécialistes canadiens et français et assurera des retombées scientifiques auprès d’une communauté archéologique des plus élargies.

 

Visitez le site