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Canada 2004


Canada France 1604-2004
Canada un espace pour l'imagination

TABLE DE CONCERTATION
SUR LA MOBILITÉ ET LES ÉCHANGES
Paris le 5 février 2004


L'an 2004 marquera le 400e anniversaire du premier établissement des explorateurs français et européens au Canada. C'est là une occasion exceptionnelle de célébrer l'excellence et la modernité des relations entre le Canada et la France. Dans ce cadre, l'Ambassade du Canada travaille à l'actualisation de la perception du Canada en France, à élargir les partenariats et les réseaux entre nos deux pays et à favoriser les échanges culturels, universitaires, économiques, commerciaux et touristiques.


Parmi nos cibles prioritaires, nous avons identifié la Jeunesse. Les activités Jeunesse, prévues dans le cadre du Programme Canada-France 2004, viendront compléter les initiatives entreprises par nos deux gouvernements pour promouvoir la mobilité et les échanges de jeunes. Rappelons les initiatives suivantes :

  • A l'occasion de la visite au Canada du Premier ministre français en décembre 1998, les deux pays signaient une déclaration conjointe sur la mobilité des jeunes et établissait un Groupe de travail bilatéral. Ce groupe a effectué un bilan des procédures, systèmes et politiques ainsi que des programmes d'échanges et soumis un rapport aux deux Premiers ministres en juin 2000.
  • En février 2001, l'Ambassade du Canada à Paris organisait la tenue d'une Table de concertation sur la mobilité et les échanges. Lors de cette rencontre, les deux gouvernements se sont engagés à réduire les obstacles à la mobilité des jeunes.
  • La signature d'un Accord Vacances travail, mis en œuvre en juin 2001, permet aujourd'hui à 7000 jeunes de chaque pays de voyager et de travailler dans l'autre pays pour une période allant jusqu'à un an.
  • Le 3 octobre dernier, à l'occasion de la visite en France du ministre canadien des Affaires étrangères et du Commerce international, monsieur Bill Graham, les deux pays signaient un Accord cadre sur la mobilité et les échanges.

La mobilité des jeunes s'inscrit dans les grandes priorités des deux gouvernements et répond aux besoins d'adaptation des systèmes d'éducation et de formation des travailleurs dans le contexte de la mondialisation pour, d'une part, renforcer, retenir et attirer une main d'œuvre hautement qualifiée et, d'autre part, assurer que la majorité des travailleurs est préparée à s'intégrer dans la nouvelle économie.


Cet Accord cadre devrait créer de nouvelles opportunités de mobilité pour les jeunes canadiens et français. Pour le faire savoir et en évaluer l'impact, l'Ambassade propose d'organiser une Table ronde le 5 février 2004. Celle-ci permettra de consolider les changements apportés par l'Accord, d'inviter les institutions, agences, associations et populations concernées à s'impliquer dans sa mise en œuvre et de bâtir et renforcer de nouveaux partenariats et réseaux.
Six ateliers seront organisés dans le cadre de la Table de concertation pour explorer des thèmes d'intérêt particulier aux deux pays. L'Ambassade fera appel à divers acteurs de terrain pour présider ces ateliers et en développer les thématiques.

Historique

Près d'une vingtaine de programmes d'échanges existent entre le Canada et la France dont les programmes d'échanges de jeunes travailleurs sous l'Accord de 1956, les programmes gérés par l'OFQJ et l'Association France-Québec, le Programme Vacances-travail étudiants (PVTE) et le Programme Vacances-travail (PVT) qui est en vigueur depuis juin 2001. Chacun de ces programmes se voit attribué un quota décidé en fonction de la participation des jeunes de chacun des deux pays.

En plus des programmes d'échanges couverts par ces accords, un nombre croissant de jeunes choisissent de faire leurs études dans l'autre pays, d'y passer une année dans le cadre d'un échange inter-institutionnel ou d'y effectuer un stage en entreprise, un pré-requis d'un grand nombre de programmes d'études en France.

Les possibilités d'effectuer un stage dans l'autre pays étaient limitées à un stage dans le cadre d'un programme d'étude et nécessitant une convention tripartite entre l'institution, l'entreprise et l'étudiant.

Le succès rencontré par le PVT, aussi bien au Canada qu'en France, démontre l'intérêt que les jeunes canadiens et français ont à acquérir une expérience dans l'autre pays, quand les procédures administratives sont facilitées. Rappelons que le quota du PVT a été rempli bien avant la fin de l'année de son entrée en vigueur. Les deux pays se sont donc mis d'accord pour augmenter celui-ci de 500 à 700 places en 2003.

L'administration des programmes d'échanges s'avère souvent complexe et laborieuse. Certains des organismes qui gèrent les programmes d'échanges imposaient des frais élevés pour la préparation et la présentation des dossiers pour l'obtention d'un visa, sans offrir la garantie d'un stage ou d'un emploi. Par ailleurs, les programmes existants ne répondaient plus aux besoins du nombre croissant de jeunes voulant acquérir une expérience internationale.
Sur ces bases, les deux gouvernements ont procédé à la révision de l'Accord de 1956 et la négociation d'un nouvel Accord pour répondre le mieux possible au nouvel environnement.

L'Accord cadre sur la mobilité et les échanges de jeunes

L'Accord cadre sur la mobilité et les échanges permet de favoriser la mobilité des jeunes de toutes les catégories socioprofessionnelles, notamment des stagiaires, des jeunes travailleurs et des jeunes professionnels et d'assouplir les procédures administratives qui régissent ces échanges.
Il est maintenant possible pour les jeunes canadiens et français :

  • d'effectuer un stage dans le cadre d'un programme d'études avec convention tripartite (étudiants, établissement d'étude, entreprise) (maximum 12 mois) ;
  • d'effectuer un stage sur la base d'un contrat de travail entre le jeune et l'employeur qui permettra d'acquérir une expérience liée aux études ou à la formation, pendant ou en fin d'études, avec convention bipartite (jeune et entreprise) (maximum de 12 mois) ;
  • d'obtenir un emploi de courte durée dans l'autre pays pendant les vacances (maximum de 3 mois) ;
  • d'obtenir un contrat de travail, à titre de jeunes professionnels, afin d'approfondir leurs connaissances de la langue, de la société, de la culture de l'autre pays et d'acquérir une expérience internationale (maximum de 18 mois);
  • de partir à la découverte de l'autre pays tout en étant autorisés à travailler pour compléter leurs ressources (maximum de 12 mois).

Les visas livrés aux étudiants inscrits dans un programme d'études, ou désirant poursuivre une partie de leurs études dans l'autre pays dans le cadre d'une entente inter-institutionnelle, ne seront pas émis sous l'Accord cadre.


Les organismes responsables des programmes d'échanges sont maintenant en mesure de concentrer leurs efforts sur la qualité des services offerts, sur le renforcement de partenariats avec leurs homologues dans l'autre pays et sur l'identification de stages et d'emplois pour les participants.

Une Table de concertation sur la mobilité et les échanges des jeunes

En vue de l'entrée en vigueur de cet accord, l'Ambassade organise une Table de concertation bilatérale sur la mobilité et les échanges le 5 février 2004.
Sont invités à participer, des représentants canadiens et français : des universités et collèges ; des regroupements d'institutions post-secondaires, de programmes d'études et de programmes d'échanges ; des associations de la société civile (chambres de commerces, fédérations de jeunes) ; des secteurs publics et privés ; et des recteurs et présidents d'institutions, des professeurs et des étudiants.

Cette Table de concertation se déroulera en deux parties : en matinée, l'Ambassade propose de faire le bilan des initiatives des deux gouvernements pour promouvoir la mobilité et les échanges, de faire état des implications du nouvel Accord cadre suivi d'une session plénière sous forme de Table Ronde pour ouvrir le débat et adresser de façon globale les thématiques identifiées.

Six ateliers sont prévus en après-midi pour discuter de la mise en place d'initiatives concrètes :

1. Le nouveau rôle des agences de coopération et des associations dans les programmes d'échanges : Quel est le rôle des agences de coopération et des associations dans le nouvel environnement ? Quels services offrir ? Comment identifier les opportunités et bâtir de nouveaux réseaux avec des employeurs potentiels?

2. Les stages et les emplois en entreprises : Comment bâtir et alimenter un répertoire de stages et d'emplois à court terme ? Quelles sont les instances impliquées ? Quel est désormais le rôle des agences responsables de la gestion des programmes d'échanges ? Quel est la contribution souhaitée des entreprises ?
Le développement de programmes dans des secteurs particuliers : l'économie numérique et la Commission Charié : quels sont les besoins de formation des jeunes désirants travailler dans ce secteur ?

3. La création et l'implantation de programmes d'études binationaux : Quels en sont les avantages ? Quels sont les modalités, outils et mécanismes nécessaires à leur implantation ? Quels sont les obstacles ? Quels programmes et dans quels domaines d'études ou de formation ? Comment intégrer des possibilités de stages ou d'emplois dans l'autre pays ?

4. L'insertion des jeunes par le partenariat transatlantique : Quels sont les moyens de promouvoir la mobilité de jeunes en insertion ? Quel en est l'impact ? Quel encadrement est nécessaire ? Quels sont les partenariats nécessaires pour mettre en place un programme pour cette catégorie de jeunes ?
La valorisation des métiers d'apprentissage, une priorité des deux gouvernements : un outil pour aider à l'insertion ?

5. Le Canada et l'Europe : Quelle est la place du Canada dans le contexte de la construction européenne ? Quelles sont les nouvelles opportunités ? Quels sont les nouveaux défis ?

6. La parole aux jeunes : Comment mieux promouvoir la mobilité des jeunes ? Quelles sont leurs perspectives sur les programmes existants? Quelles sont leurs recommandations ? Les présidents des ateliers sont invités à développer les thématiques des ateliers et à préparer un court document que l'Ambassade fera parvenir aux participants avant le 5 février.

Lisez les comptes rendu des ateliers :
Atelier 1
Atelier 2
Atelier 3
Atelier 4
Atelier 5
Atelier 6