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Canada 2004


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Canada France 1604-2004
Canada un espace pour l'imagination
Compte-rendus des Ateliers de la Table de concertation sur la mobilité et les échanges de jeunes
Paris, le 5 février 2004

ATELIER 4
L’insertion des jeunes par le partenariat transatlantique

Président: M. Max Longeron, Chargé de mission aux Services des Affaires Européennes et Internationales du Ministère de la Justice
Rapporteur: M. Claude Blaquière, Association des ancien-ne-s et ami-e-s du Collège communautaire de Campbellton inc., Nouveau-Brunswick

Cet atelier est présidé par M. Une dizaine de participants sont présents, dont deux canadiens. Quatre thèmes sont abordés : (1) L'échange de savoir entre les professionnels de l'encadrement des jeunes en insertion dans l'angle d'approche du sujet de l'atelier : éducatif ou pédagogique ; acquisition de diplôme ou employabilité. (2) L'appui sur les réseaux institutionnels et associatifs d'insertion - formation. (3) La mise en œuvre de réseaux d'acteurs opérationnels franco canadiens. (4) Repérage de niches d'emplois accessibles aux jeunes en insertion franco canadiens et la définition de formations conjointes pour accéder à la qualification requise.

Sujet No 1 : L'échange de savoir faire entre les professionnels de l'encadrement.

Le rôle des professionnels de l'encadrement de jeunes en insertion est de guider les jeunes dans des choix éducatifs et pédagogiques vers l'acquisition de diplômes et/ou de recherche d'employabilité, tout en prenant en compte chaque cas particulier et la personnalité individuelle du jeune, pour aboutir à la réussite de son parcours. Il faut axer l'encadrement, tant du côté éducatif ou pédagogique, que du côté de l'acquisition de compétences et de l'employabilité, cela dépendant des besoins du jeune.

Le système d'encadrement franco canadien comporte quelques différences au niveau de l'approche. L'approche française est plus empirique et plus orientée sur le choix personnel des jeunes tandis que l'approche canadienne semble plus centrée autour de grille d'évaluation. L'approche française comporte moins d'interventionnisme axé autour des conséquences que l'approche canadienne.

Il est ainsi recommandé par le groupe de travail de :


(1) Favoriser les échanges (trois mois et plus) entre jeunes en insertion franco canadiens ;
(2) Favoriser les échanges (trois mois et plus) entre éducateurs franco canadiens oeuvrant auprès de jeunes en insertion ;
(3) Favoriser les échanges entre les travailleurs sociaux des deux pays.


Sujet No 2 : L'appui sur les réseaux institutionnels et associatifs d'insertion – formation.

Le rôle des réseaux institutionnels (ministères et agences gouvernementales), de même que de celui des réseaux associatifs (agences non gouvernementales) doivent coordonner leurs efforts dans le même but de favoriser au maximum l'insertion des jeunes. Il est important que les divers ministères travaillent ensemble et coordonnent leurs actions en vue de favoriser l'insertion pédagogique ou l'acquisition de compétences chez les jeunes en difficulté. Le monde associatif doit également se concerter pour aller dans la même direction.

Il est ainsi recommandé par le groupe de travail de :


(1) Favoriser les échanges entre les agences gouvernementales franco canadiennes ;
(2) Favoriser les échanges entre les agences franco canadiennes issues du monde associatif.

Sujet No. 3 : La mise en œuvre de réseaux d'acteurs opérationnels.

L'expérience heureuse des dernières années d'acteurs opérationnels franco canadiens oeuvrant dans le domaine de l'insertion s'est avérée prometteuse. En effet, depuis le Sommet de la Francophonie de Moncton, au Nouveau-Brunswick, en 1999, plusieurs projets d'échanges de mobilité de jeunes en insertion et d'éducateurs ont eu lieu entre la Direction Régionale de la Protection Judiciaire de la Jeunesse, le Collège communautaire du Nouveau-Brunswick, Campus de Campbellton et l'Association des Anciens, Anciennes et Amis du CCNB-Campbellton. Ce mariage entre le monde institutionnel et associatif a permis la réalisation de projets de stages de mobilité d'éducateurs canadiens en territoire français. Cet expérience mérite d'être reprise avec des acteurs opérationnels des autres provinces et territoires du Canada ainsi qu'avec des acteurs français afin d'augmenter la mobilité et les échanges de jeunes.

Il est ainsi recommandé par le groupe de travail de :


(1) Favoriser la mobilité et les échanges entre réseaux d'acteurs opérationnels franco canadiens ;
(2) Favoriser la mobilité multilatérale entre le Canada, la France et d'autres pays européens ou d'expression française.

Sujet No. 4 : Repérage de niches d'emplois.

L'expérience canadienne de l'agence Travail Sans Frontières, de Montréal, avec son répertoire de plus de quatre cent employeurs, ainsi que celle du Centre d'Orientation Sociale de Nanteau sur Lunain concernant son référenciel de compétence pour l'employabilité des jeunes en insertion s'avèrent deux très bons exemples de réussite dans le repérage de niche d'emploi des deux côtés de l'Atlantique. Ces exemples méritent d'être répétés.

En terminant, le groupe de travail fait la recommandation finale de créer une Commission bilatérale franco canadienne qui étudierait les différentes recommandations émises par le groupe de travail, tout en favorisant l'émergence parallèle de projets ponctuels d'échange de mobilité entre acteurs opérationnels franco canadiens qui pourraient surgir ici et là au cours des prochains mois.